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Fonctionnement érotique et déviance sexuelle: théorie et défis cliniques

Formation de 12 heures reconnue par l’OPQ

Résumé. Les psychothérapeutes offrant des services thérapeutiques à une clientèle ayant commis un ou des délits à caractère sexuel poursuivent toujours le même but, soit la prévention de la récidive. Le travail sur les facteurs précipitants (expériences internes et externes ayant précédé les délits) et prédisposants (les éléments de l’histoire développementale) favorise progressivement la réduction des risques de récidive. De façon plus pointue, le travail thérapeutique sur ces facteurs inclut la clarification de la dynamique érotique et ses significations, les facteurs psychodynamiques (liens entre les pulsions, les affects et les comportements; les fonctions défensives de la sexualité; les types de relation d’objet), et l’analyse des fantasmes. Ce travail herméneutique (Delisle, 2001; Hamel, 2012) sur les significations profondes (et souvent inconscientes) d’un délit sexuel demande certes des connaissances théoriques sur le fonctionnement érotique et la déviance sexuelle, mais aussi des habiletés cliniques spécifiques.

Comme toute psychothérapie, le travail clinique après des délinquants sexuels est fertile lorsque nous avons un client collaboratif présentant des aptitudes à l’introspection et à l’établissement d’une alliance de travail. Même dans des thérapies non volontaires, ces conditions sont réunies avec bon nombre de clients. Cependant, le travail sur la dynamique érotique et les fantasmes pose un défi plus grand dans certaines situations : par ex. troubles de la personnalité, dysfonctionnement de la mentalisation (Bateman et Fonagy, 2015), transferts délinquants ou transgressifs.

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Désir sexuel: comment le penser en clinique?

Formation de 6 heures reconnue par l’OPQ

RÉSUMÉ

Les demandes de consultation en sexologie touchent de près ou de loin le désir sexuel : mésentente sexuelle dans un couple quant à la manière de faire l’amour ou à la fréquence des relations sexuelles; frustration sexuelle; inhibition du désir ou aversion envers la sexualité; conflit entre les désirs et les anxiétés sexuelles; sentiment d’être sous l’emprise de ses pulsions sexuelles; mode d’érotisation rigide ou restreint; questionnements existentiels au sujet du sens de la sexualité et du désir pour soi, etc.

Le thérapeute en sexologique est familier avec ce type de demandes, comme il l’est avec la complexité du désir sexuel et du travail dans la sphère de la sexualité. Traditionnellement, la sexologie proposait des compréhensions et des traitements visant le rétablissement des niveaux de désirs (lorsqu’on juge qu’il y en a trop ou pas assez) ou la redirection du désir (lorsque son objet est jugé inadéquat ou trop restreint). Ces visées sont encore d’actualité mais ont été complémentées au fil des ans par des approches, dont la sexoanalyse (Crépault, 1997), portant davantage leur attention sur les significations du désir et de ses manifestations. D’autres approches encore donnent une place au questionnement sur le désir lui-même et sur l’importance de la sexualité et invitent à repenser les visions de la sexualité sous-jacentes aux objectifs thérapeutiques (Kleinplatz, 2012). Enfin, des philosophies extérieures à la sexologie offrent aussi des conceptions du désir qui méritent d’être considérées. Nous pensons ici à la philosophie bouddhiste qui conçoit le désir ou l’avidité comme source de la souffrance et dont les applications en psychothérapie font l’objet de réflexions dans ce domaine (Fulton et Siegel, 2013).

Toutes ces conceptions et approches comportent des éléments dignes d’intérêt pour l’accompagnement thérapeutique. Ainsi il ne s’agit pas d’hiérarchiser les paradigmes mais d’en étudier l’éventail afin d’avoir plus d’outils à sa disposition en tant que thérapeute, tant dans la compréhension que dans le traitement.

BESOINS

Avec quelle conception du désir sexuel le thérapeute peut-il travailler et selon quels critères? Dans la sexologie aujourd’hui, quel est l’éventail des possibilités thérapeutiques pour travailler avec la complexité propre au désir et à la sexualité? Comment tirer profit à la fois des approches traditionnelles, des regards critiques et de la philosophie bouddhiste? C’est à ces besoins que la formation proposera des réponses.

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