DÉSIR SEXUEL : COMMENT LE PENSER EN CLINIQUE?

Différentes conceptions pour élargir l’éventail des possibilités thérapeutiques

 

Hôtel Quartier de Québec

Samedi 25 avril 2020

 

Pour les sexologues, psychologues et psychothérapeutes

 

Formatrice: Katia Fournier

 

Formation accréditée par l’OPQ et organisée par l’Association des sexologues du Québec (ASQ)

 

RÉSUMÉ

Les demandes de consultation en sexologie touchent de près ou de loin le désir sexuel : mésentente sexuelle dans un couple quant à la manière de faire l’amour ou à la fréquence des relations sexuelles; frustration sexuelle; inhibition du désir ou aversion envers la sexualité; conflit entre les désirs et les anxiétés sexuelles; sentiment d’être sous l’emprise de ses pulsions sexuelles; mode d’érotisation rigide ou restreint; questionnements existentiels au sujet du sens de la sexualité et du désir pour soi, etc.

Le thérapeute en sexologie est familier avec ce type de demandes, comme il l’est avec la complexité du désir sexuel et du travail dans la sphère de la sexualité. Traditionnellement, la sexologie proposait des compréhensions et des traitements visant le rétablissement des niveaux de désirs (lorsqu’on juge qu’il y en a trop ou pas assez) ou la redirection du désir (lorsque son objet est jugé inadéquat ou trop restreint). Ces visées sont encore d’actualité mais ont été complémentées au fil des ans par des approches, dont la sexoanalyse (Crépault, 1997), portant davantage leur attention sur les significations du désir et de ses manifestations. D’autres approches encore donnent une place au questionnement sur le désir lui-même et sur l’importance de la sexualité et invitent à repenser les visions de la sexualité sous-jacentes aux objectifs thérapeutiques (Kleinplatz, 2012). Enfin, des philosophies extérieures à la sexologie offrent aussi des conceptions du désir qui méritent d’être considérées. Nous pensons ici à la philosophie bouddhiste qui conçoit le désir ou l’avidité comme source de la souffrance et dont les applications en psychothérapie font l’objet de réflexions dans ce domaine (Fulton et Siegel, 2013).

Toutes ces conceptions et approches comportent des éléments dignes d’intérêt pour l’accompagnement thérapeutique. Ainsi il ne s’agit pas d’hiérarchiser les paradigmes mais d’en étudier l’éventail afin d’avoir plus d’outils à sa disposition en tant que thérapeute, tant dans la compréhension que dans le traitement.

BESOINS

Avec quelle conception du désir sexuel le thérapeute peut-il travailler et selon quels critères? Dans la sexologie aujourd’hui, quel est l’éventail des possibilités thérapeutiques pour travailler avec la complexité propre au désir et à la sexualité? Comment tirer profit à la fois des approches traditionnelles, des regards critiques et de la philosophie bouddhiste? C’est à ces besoins que la formation proposera des réponses.

 

À QUI S’ADRESSE CETTE FORMATION?

À tout professionnel offrant des services psychothérapeutiques auprès d’une clientèle adulte, que ce soit en individuel ou en couple.

 

OBJECTIFS

Au terme de cette journée de formation, les participants seront en mesure de :

  1. Connaître les différentes conceptions du désir sexuel
  2. Élargir leur éventail de possibilités thérapeutiques pour accompagner les individus et les couples
  3. Améliorer leur jugement clinique pour choisir l’intervention appropriée à une situation clinique donnée
  4. Augmenter leur sentiment de compétence pour comprendre et traiter les cas complexes

CONTENU

Conceptions du désir sexuel

Nature de la quête dans le désir sexuel

Objets du désir sexuel

Éventail des possibilités d’interventions thérapeutiques selon différentes conceptions du désir et du traitement